Il ne regrette rien

Publié le par Adriana Evangelizt

Zizou ne regrette rien

A l'issue d'une interview millimetrée, revenant sur son parcours lors de la Coupe du Monde 2006, Zinédine Zidane a exprimé devant les caméras de Canal + ses sincères excuses aux "enfants et aux éducateurs" tout en précisant néanmoins qu'il ne regrettait pas son geste.

Le meneur de jeu des Bleus a donc donné sa version de l'altercation avec
Marco Materazzi, et confirmé à demi-mot presque toutes les supputations qui avaient été faites jusqu'à présent par les différents journaux internationaux.

Donc oui, le défenseur italien a insulté Zizou, et oui, ces insultes portaient sur sa famille, en particulier sa mère et sa soeur.

En revanche, avec toute l'assurance qu'on lui connaît, l'ex-capitaine de l'équipe de France a aussi précisé qu'il n'avait pas du tout "pété les plombs" mais avait simplement réagi à une atteinte d'homme à homme.
"Le coupable, c'est celui qui provoque"
a martelé Zizou devant un Michel Denisot médusé qui est presque parvenu à lui faire dire que si ce coup de boule était à refaire, il le referait, "car regretter signifierait qu'il [Materazzi] avait raison, et il n'avait pas raison".

Zidane assume donc totalement, et ni en footballeur, ni en héros national, a simplement réagi en homme blessé par des provocations qu'il n'aurait laissé passer nulle part, même pendant une finale de Coupe du Monde.
"Est-ce que vous croyez que dans une finale de Coupe du Monde, à 10 minutes de la fin de ma carrière, j'irais faire ça si ça n'était pas motivé par une provocation ?" a-t-il demandé, imperturbable.

En guise de conclusion, Zizou affirme qu'il se défendra tout au long de
l'enquête lancée par la FIFA et qui pourrait mener à la destitution de son titre de Ballon d'Or du Mondial 2006, car à nouveau, pour lui, c'est le provocateur qui doit être puni.
Juridiquement parlant, tout ceci est néanmoins très compliqué, car si en effet, l'enquête devait s'orienter vers Materazzi, il faudrait alors qu'il soit avéré que celui-ci ait prononcé des propos "discriminatoires ou inhumains" (d'après l'article 55 du code disciplinaire de la FIFA). En d'autres termes, avec un intitulé aussi flou, la FIFA restera quoi qu'il arrive seule juge de la personne à blâmer...
Le feuilleton de ce coup de boule semble donc loin d'être reglé.

Sources : Foot Fluctuat net

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Coup de tête

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