Et si c'était Materazzi le méchant ?

Publié le par Adriana Evangelizt

Et pour nous, c'est Materazzi le méchant... d'ailleurs on se demande pourquoi ce joueur italien fait encore partie d'une équipe de football puisqu'il est coutûmier du fait ?

 

Affaire Zidane : et si c’était Materazzi le « méchant » ?

Après s’être indignés la veille du coup de tête de Zinedine Zidane en finale du Mondial de football, les médias internationaux s’interrogeaient hier sur le rôle qu’a joué sa victime, l’Italien Marco Materazzi, dont certains n’hésitent pas en faire leur principal accusé.
Vingt-quatre heures après avoir traité Zidane de fou, de vilain, voire de criminel, les médias ont commencé à lui trouver des circonstances atténuantes, en mettant l’accent sur la « provocation » dont ce serait rendu coupable Materazzi.
Qu’a dit le défenseur italien pour faire sortir ainsi des gonds « l’homme le plus cool de la planète » ? Pour tenter de répondre à la question, reprise en long et en large dans le monde entier, plusieurs médias ont fait appel à des experts en lecture labiale.
Ainsi en Grande-Bretagne, The Times, The Sun et le Daily Mail arrivent tous à la même conclusion. « On sait tous que tu es le fils d’une pute terroriste », aurait lancé Materazzi à Zidane.
Le Daily Express affirme, lui, avoir appris ces termes insultants via l’entourage de l’équipe de France.
La chaîne de télévision brésilienne Globo avait interrogé dès lundi des spécialistes qui sont arrivés à la conclusion que Materazzi aurait traité la sœur de Zidane de « prostituée ».

Aucune excuse


D’autres, comme le quotidien sportif espagnol Marca, assurent que c’est la mère du joueur qui aurait été visée. « Il a insulté sa mère et l’a appelée terroriste », titre en une le journal, selon lequel Zidane terminait systématiquement toutes ses récentes interviews par les mots « Maman, je t’aime ».
« “Ta maman est une pute” » – Est-ce à cause de cette insulte que Zidane a pété les plombs ? », s’interroge le journal populaire allemand Bild.
« Zinedine Zidane traité de terroriste ! » s’indigne-t-on, via le journal Warta Kota, en Indonésie, plus grand pays musulman du monde, où Zidane est adulé.
Quoi qu’il en soit, la presse n’est pas loin de retourner sa veste. « Zidane n’a aucune excuse... et Materazzi non plus », résume Marca, qui tente un numéro d’équilibriste.
Le quotidien bulgare 24 Hours Daily dédouane, lui, Zidane, en estimant que « pour les guerriers du Maghreb, il n’y a pas de pire insulte que celle touchant à la famille et aucun règlement peut empêcher qu’on y réponde ».
Le journal tunisien Le Temps affirme dans un éditorial que « si Zidane a donné ce coup de boule, c’est parce que le joueur italien, habitué à la sale ambiance qui règne dans les stades transalpins, a dû lui dire une phrase humiliante. » « Je dis bien humiliante, ajoute l’éditorialiste, car les Arabes ont trop longtemps été humiliés. Et l’histoire, si elle a un jour le courage de dénoncer Materazzi, donnera raison à ce magicien du ballon. »

Héros épique

D’autres, comme le quotidien sportif espagnol Marca, assurent que c’est la mère du joueur qui aurait été visée. titre en une le journal, selon lequel Zidane terminait systématiquement toutes ses récentes interviews par les mots « « “Ta maman est une pute” » – Est-ce à cause de cette insulte que Zidane a pété les plombs ? », s’interroge le journal populaire allemand Bild. s’indigne-t-on, via le journal Warta Kota, en Indonésie, plus grand pays musulman du monde, où Zidane est adulé.Quoi qu’il en soit, la presse n’est pas loin de retourner sa veste. « Zidane n’a aucune excuse... et Materazzi non plus », résume Marca, qui tente un numéro d’équilibriste.Le quotidien bulgare 24 Hours Daily dédouane, lui, Zidane, en estimant queLe journal tunisien Le Temps affirme dans un éditorial que « si Zidane a donné ce coup de boule, c’est parce que « Je dis bien humiliante, ajoute l’éditorialiste, car. Et l’histoire, si elle a un jour le courage de dénoncer Materazzi,


Pour le quotidien russe Sovietskiï Sport, « la provocation de Materazzi contre Zidane a sali la victoire de l’Italie ».
Les médias relèvent presque à l’unanimité « la mauvaise réputation de Materazzi », comme le Quotidien d’Oran qui remarque que « même si le geste de Zinedine Zidane est critiquable, voire condamnable, cela ne justifie pas qu’on omette de s’interroger sur les propos du joueur italien qui n’est pas, loin s’en faut, un modèle de sportivité ».
Même la presse italienne rappelle que Materazzi est coutumier des provocations et des bagarres. « Les adversaires se plaignent souvent de son jeu violent », raconte notamment La Stampa.
Parallèlement, de plus en plus de médias affichent leur sympathie pour Zidane. Certains estiment même que son coup de sang, loin de ternir son image, le fait au contraire entrer définitivement dans la légende.
« Si quelqu’un avait des doutes sur le fait que Zidane était un des meilleurs joueurs de l’histoire du football, après la finale on n’en a plus ! », écrit notamment le quotidien populaire russe Komsomolskaïa Pravda, avant d’ajouter : « Seul un héros épique, un titan, un Hercule pouvait partir comme ça. »

« Il était superarrogant,  je l’ai insulté »

Pour le quotidien russe Sovietskiï Sport,Les médias relèvent presque à l’unanimité comme le Quotidien d’Oran qui remarque que « même si le geste de Zinedine Zidane est critiquable, voire condamnable, Même la presse italienne rappelle que « Les adversaires se plaignent souvent de son jeu violent », raconte notamment La Stampa.Parallèlement, de plus en plus de médias affichent . Certains estiment même que son coup de sang, loin de ternir son image,« Si quelqu’un avait des doutes sur le fait que Zidane était un des meilleurs joueurs de l’histoire du football écrit notamment le quotidien populaire russe Komsomolskaïa Pravda, avant d’ajouter :


Zinedine Zidane a été « superarrogant » et « je l’ai insulté », a reconnu le joueur italien Marco Materazzi qui a provoqué le Français, ce dernier lui donnant un coup de tête qui lui a valu l’exclusion en finale du Mondial de football, selon La Gazzetta dello Sport d’hier.
« J’ai tenu son maillot pendant quelques secondes seulement, il s’est tourné vers moi, il m’a parlé en raillant, il m’a regardé avec superarrogance, de haut en bas : “Si vraiment tu veux mon maillot, je te le donnerai après”. Je lui ai répondu avec une insulte, c’est vrai », a raconté Materazzi, selon le quotidien sportif.
Interrogé si l’insulte visait la sœur du joueur français, comme l’ont affirmé certains médias, Marco Materazzi a précisé : « Une insulte de celles qu’on s’entend dire des dizaines de fois et qui nous échappent souvent sur le terrain. »
« Ce qui est sûr, c’est que je ne l’ai pas traité de terroriste : je ne suis pas cultivé et je ne sais même pas ce que c’est un terroriste islamiste, et ma seule terroriste c’est elle... », a dit Materazzi au journaliste en se tournant vers sa fille de 10 mois, dormant à ses côtés dans l’avion qui a ramené l’équipe italienne à la maison.
« Je n’ai certainement pas mis en cause non plus la maman de Zidane, pour moi, la maman est sacrée », a ajouté le joueur de l’Inter Milan.
Le Corriere della Sera rappelle dans un article consacré à cet échange de propos entre les deux joueurs que Marco Materazzi a perdu sa mère à l’âge de 14 ans et qu’il n’aurait certainement jamais insulté celle de Zidane.
Le mystère demeure donc sur ce que Materazzi a réellement dit à Zidane pour provoquer une colère pareille.
Selon des spécialistes de lecture labiale interrogés lundi par la chaîne de télévision brésilienne Globo, Materazzi aurait traité la sœur de Zinedine Zidane de « prostituée », tandis que d’après plusieurs journaux britanniques, qui ont consulté également des experts, le défenseur italien aurait traité le Français de « fils d’une pute terroriste ».
Zizou a, pour sa part, décidé d’attendre quelques jours avant de parler de cette affaire, selon son agent.
La presse italienne rappelle que Marco Materazzi est coutumier des provocations et des bagarres.
En février 2004, au cours d’un match contre Sienne, Materazzi a passé la seconde mi-temps à irriter le défenseur Bruno Cirillo qu’il traitait de « stupide » depuis le banc de touche. À la fin de la partie, Cirillo se rapprocha en courant de Materazzi qui l’expédia au tapis d’un coup de poing au visage, écrit La Stampa, le quotidien du groupe Fiat.
Il aurait énervé d’autres joueurs encore en se moquant d’eux « et les adversaires se plaignent souvent de son jeu violent », conclut La Stampa.

Sources : LORIENT LE JOUR

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Le problème Materazzi

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