Les regrets et la rumeur

Publié le par Adriana Evangelizt

Et la rumeur bat son plein... Zinedine serait en contact avec l'équipe new-yorkaise des Red Bulls... qu'en penser ? Nous doutons fort que la vie américaine lui convienne...

Les regrets

A la une des journaux lundi : beaucoup de regrets, la sortie ratée de Zidane qui suscite beaucoup de commentaires, une étrange rumeur sur l'avenir du chouchou des Français, retour sur le beau parcours des Bleus.


C'est dans le Journal, Jean-Yves Chaperon. Beaucoup de regrets ce lundi, dans le journal. On va commencer par la sortie ratée de Zidane, qui suscite beaucoup de commentaires...

... Oui, écoutez, je suis désolé, j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé dans le journal le mot, la phrase, sans doute peu élégante, prononcée par le défenseur italien Marco Materazzi à Zidane, lors de cette funeste 110 ème minute, et qui lui a valu en retour le coup de tête fatal. C'est vrai, cette fin de carrière de Zidane est dans le journal à la hauteur des regrets éprouvés ce lundi, "les regrets éternels", comme titre "L'Equipe". Beaucoup de commentaires autour de ce geste encore inexplicable, un article du "Parisien"-"Aujourd'hui en France", intitulé "Et Zidane a craqué", signé Dominique Séverac, qui écrit ceci : "En quelques minutes, l'Ange bleu s'est transformé en démon. Fin de l'histoire. Triste fin d'une carrière d'exception. Pourquoi ce geste ? Il ne peut pas finir comme ça. C'est impossible. Ce lundi, l'incrédulité demeure encore". Dans "Le Figaro", Yves Thréard écrit que "Dimanche soir, on était sans voix devant une telle bêtise, et ce lundi, la France n'a pas à rougir. Sauf de Zidane, celui qu'elle a tant chéri. Dommage". "Dans "L'Est Républicain", Piere Taribo trouve que "au-delà de cette défaite, nous avons pris une douche glacée de voir cette icône, les nerfs à vif, sortir d'une manière indigne de lui et de ce qu'il représente". Et puis, et puis c'est en s'adressant directement à Zidane que Claude Droussent se montre dans son éditorial à la une de "L'Equipe", ce lundi, le plus impitoyable, je cite : "Zinédine, savez-vous que le plus difficile ce lundi n'est pas d'essayer de comprendre pourquoi les Bleus, vos Bleus ont perdu dimanche soir une finale de Coupe du monde à leur portée. Mais d'expliquer à des dizaines de millions d'enfants à travers le monde comment vous avez pu vous laisser aller à asséner ce coup de tête. Comment cela a-t-il pu arriver à l'homme que vous êtes ?". Plus de modération pour Gilles Dauxerre dans "La Provence", qui veut trouver des circonstances atténuantes, je cite : "n'accablons pas notre héros qui n'a pas, tout seul, fait perdre son équipe, comme il ne pouvait pas, tout seul, la faire triompher". Voilà, et puis pour une fois de manière peu flatteuse, la photo de Zidane, de dos, est à la une, du "Figaro", mais aussi de "La Charente Libre" avec le titre "un gros coup sur la tête". Zidane aussi en photo de dos à la une de "La Marseillaise", du "Courrier de l'Ouest", de "Paris-Normandie". On ne l'a jamais vu autant en photo de dos, Zidane, ou encore tête basse, ce qui tranche singulièrement avec les photos de pub dans les mêmes journaux, ce lundi, sur lesquelles on voit Zidane souriant, hilare parfois. Ça sonne un peu faux.

Et puis il y a cette étrange rumeur dans le journal aux Etats-Unis...

... Oui, un matin comme ça, on ne sait plus trop ce qu'il faut penser. Ça paraît étrange en effet, mais le "New York Times" laissait entendre dans son édition de dimanche que Zidane était en contact avec l'équipe de football new-yorkaise des Red Bulls, là où opère actuellement Youri Djorkaeff. Le journaliste du "New-York Times", Jack Bell, écrivait que le match de dimanche soir devait être le dernier de Zidane, mais il pourrait aussi ne pas être le dernier. C'est dans le "New-York Times".

Sinon, chacun reconnaît que la France avait les moyens de gagner ce match dimanche soir. De là viennent aussi beaucoup de regrets dans le journal...

... Oui, dans "Libération", Grégory Schneider écrit que "il y a quelque chose de terrible dans le verdict général de la soirée, parce que les Bleus ont dominé la finale de Berlin comme ils avaient dominé, et dans les mêmes proportions, l'Espagne, le Brésil et le Portugal". Dans "L'Equipe", Vincent Duluc ajoute que "lorsque la douleur crépusculaire s'effacera doucement, il restera de cette coupe du monde française un parfum d'épopée qui laissera de beaux souvenirs, un mois allemand sans défaite, l'incroyable naissance d'une équipe qui aura su s'unir derrière un rêve, et qui l'a presque touché dimanche soir. C'était bien quand même". Oui, il y a beaucoup de "quand même", ce lundi dans le journal : "Merci quand même", "Bravo quand même", sont des titres que vous trouverez à la une. A la une de "France-Soir", il y a même pas de titre, juste une "Marianne" en photo, qui hurle et paraît folle de rage. Voilà pour l'image et les mots qui expriment tous ces regrets.

Bon, ce fut quand même une belle aventure, c'est ce qui reste aussi dans le journal...

... Oui, allez, un peu de ciel bleu. "Souvenons-nous des bons moments", c'est le titre d'une page du "Parisien", ce lundi, ou alors ce que suggère Jean-Christophe Giesbert dans "La Dépêche du Midi" : "N'ayons ni regret, ni rancune. Pendant toute sa campagne d'Allemagne, la France a été magnifique. Tout simplement magnifique". Et même pour Pascal Aubert de "La Tribune", je cite cet extrait de son éditorial ce lundi : "Dimanche soir, la coupe du monde était italienne, mais la victoire était française. Une victoire sur le doute, la morosité. Une victoire qui remonte le moral et donne la pêche".

Sources : RTL

Posté par Adriana Evangelizt

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