L'homme du match c'est Materazzi

Publié le par Adriana Evangelizt

Raymond Domenech : "L'homme du match, c'est Materazzi"

 

Raymond Domenech (France, sélectionneur) : C'est une grosse déception, je n'ai pas d'autres mots, une grosse déception."  "On ne peut être que déçu, profondément déçu. Sur la qualité du jeu, on le méritait. Seule la victoire est belle. Il manquera un petit quelque chose. Se satisfaire d'à peu près, ce n'était pas l'objectif".

Au sujet de l'expulsion de Zidane : "Il faut être arbitre pour faire un truc pareil. Le faire finir de cette manière là, c'est triste. On n'excuse pas mais on comprend, quand on prend (des coups) pendant une heure vingt."

"On peut dire que l'exclusion de [Zinédine Zidane] est un élément du match parce que sur la deuxième mi-temps et la prolongation, les Italiens n'attendaient qu'une chose, c'était d'arriver aux tirs au but, c'était leur seul espoir. Mais il y a déjà eu la sortie de Patrick Vieira qui a aussi eu une influence. Après il y a la sortie de Zinédine, on se retrouve à dix. Il y a eu deux faits marquants avant les tirs au but."

"Materazzi a fait beaucoup de cinéma quand il est tombé de si haut. Il est grand, il est costaud, et un coup de vent l'a fait tomber. L'homme du match, ce n'est pas Pirlo, c'est Materazzi, il marque et il fait exclure Zidane... Mais après, sur le geste, je le regrette, et nous le regrettons aussi, et Zidane aussi. Mais Materazzi ne doit pas y être pour rien. Je n'imagine pas que Zidane avait envie d'être exclu. Il s'est passé quelque chose. C'est évident. (...) C'est triste quand un grand joueur termine sa carrière comme ça, exclu, alors qu'il a fait une grande compétition. J'aurais préféré le sortir, moi, à cinq minutes de la fin, pour qu'il ait une vraie ovation. Je ne m'attendais pas à une ovation comme celle-là..."

Willy Sagnol à propos de l'incident Zidane-Materazzi : "Je n'ai rien vu, je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais ça n'a rien changé au match. J'espère que ce qu'on a fait jusqu'à la finale va nous servir de base pour les qualifications à l'Euro-2008. Si on garde le même état d'esprit, on devrait y arriver. Arriver en finale et perdre aux tirs au but, c'est difficile de retenir quelque chose au niveau sportif, mais on retiendra notre merveilleuse aventure humaine et cela, ça n'a pas de prix. Jedis merci à Zidane, Thuram et Makelele pour ce qu'ils ont fait mais maintenant on va essayer de se débrouiller sans eux."

David Trezeguet : "C'est vrai que je connais bien Buffon, mais je n'ai pas specialement changé ma façon de tirer pour ça. Je ne pense pas avoir mal tiré, il est important de prendre ses responsabilités et je garde la tête haute. J'ai dit à Buffon qu'on allait se retrouver pour les vacances. il faut accepter la défaite, ça fait partie du football, nous avons dominé et malheureusement on s'est retrouvé aux tirs au but."

William Gallas (au micro de Canal+) : "Après l'expulsion de Zidane, on savait qu'on pouvait les mettre encore en danger. Même si Zizou est sorti, on voulait absolument gagner, et ne pas repartir sur une défaite. C'est le football. Malheureusement on ne le maîtrise pas! C'est dommage, peut-être qu'on fera mieux la prochaine fois. Tout le monde a vu que dans le jeu on a été meilleurs qu'eux. On n'a été mis en danger que sur les coups francs et les corners. Je pense qu'on a vu une grande équipe de France".

Marcello Lippi, sélectionneur de l'équipe d'Italie : "Nous avons mal commencé en concédant le penalty, mais mes joueurs ont bien réagi et ils se sont créés des occasions. Je suis fier de mes joueurs pendant cette Coupe du monde. Les tirs au but, c'est toujours une loterie, je le sais, j'en ai gagné et perdu en Ligue des champions. Mais mes joueurs étaient prêts, ils avaient les idées claires."

Fabio Cannavaro
: "Nous voulions le trophée et nous nous sommes battus de toutes nos forces. L'Allemagne a gagné chez nous (en 1990) et nous gagnons en Allemagne. C'est très bien. Je suis vraiment très heureux car personne n'y croyait au début du Mondial. Mais nous l'avons mérité".

Gennaro Gattuso (milieu de terrain de l'Italie) : "C'est la victoire d'une équipe peut-être pas belle à voir jouer mais avec un coeur gros comme ça. Le succès d'un groupe authentique, mais je ne réalise pas encore".

Sources : Le Monde

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