Incident Zidane : les réactions

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

Incident Zidane : les réactions

 

Voici les principales réactions au coup de tête du capitaine de Zinédine Zidane, qui lui a valu son exclusion du match, lors de la finale de la Coupe du Monde 2006 dimanche 9 juillet.

L'EQUIPE DE FRANCE

Raymond Domenech, sélectionneur: "Quand on 'prend' comme lui pendant 1h20 et que l'arbitre laisse gentiment faire, on comprend. On n'excuse pas, mais on comprend."

Willy Sagnol, défenseur: "Je n'ai rien vu, je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais ça n'a rien changé au match."

Thierry Henry, attaquant: "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, j'étais en train de sortir et de prendre place sur le banc. J'ai entendu un cri et j'ai vu Materazzi par terre. Je ne veux pas m'étendre là-dessus."

Lilian Thuram, défenseur: "On ne peut pas parler de tournant du match. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Ce que je sais, c'est que ni l'arbitre du centre ni son assistant n'ont rien vu. Je crois que c'est le 4e arbitre qui a vu quelque chose et qui a dit que Zidane avait mis un coup de tête à Materazzi. Je n'ai pas l'habitude de parler de l'arbitrage, mais je trouve cette décision bizarre.
Car à partir du moment où le 4e arbitre peut dire certaines choses à l'arbitre de champ, il aurait pu lui dire qu'il y avait penalty (sur une action précédente, ndlr). Il s'est passé quelque chose, mais je ne sais pas quoi."

Florent Malouda, milieu offensif: "Personne n'en veut à Zizou. De toute façon, on ne sait pas si ça aurait changé grand chose. Il s'est fait expulser, on sait pourquoi, mais les grands joueurs se font souvent provoquer".

L'EQUIPE ITALIENNE

Marcello Lippi, sélectionneur: "Je suis déçu pour Zidane parce que je l'ai en en grande estime. Je le lui ai dit avant le match. J'espère qu'il n'arrêtera pas, je pense qu'il devrait y repenser. C'est dommage qu'il s'en aille là-dessus. Materazzi m'a dit qu'il n'avait rien dit".

Gianluca Zambrotta, défenseur: "Je n'ai pas été étonné de sa réaction, il avait déjà fait cela lorsqu'il jouait à la Juventus".

Francesco Totti, attaquant: "Ce qu'a fait Zidane est inacceptable mais ça n'empêche pas que j'ai beaucoup de regrets de le voir quitter le football".

Andrea Pirlo, milieu défensif: "On a regardé le ralenti après le match, c'est un gros coup dans le torse, et l'arbitre l'a expulsé à juste titre. Ce ne sont pas des gestes qu'on doit faire. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Peut-être Zidane était-il fatigué? Cela semblait instinctif. Cela reste un grand champion mais malheureusement il a fait quelque chose qu'il ne devait pas faire".

En FRANCE

Jacques Chirac, président de la République:
"Je ne sais pas ce qui s'est passé et pour quelle raison il a été sanctionné". "Mais je voudrais dire toute l'estime que j'ai pour un homme qui a incarné à la fois les belles valeurs du sport, les plus grandes qualités humaines et qui a fait honneur au sport français et tout simplement honneur à la France".

Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football (FFF): "Je l'ai vu dans le vestiaire, il est malheureux." "Je ne veux ni le juger ni le blâmer, c'est un homme triste et malheureux, il ne faut pas tirer sur l'artiste".

Michel Hidalgo, ancien sélectionneur: "Quand on connaît l'homme, il a fallu des mots très cruels pour qu'il réagisse ainsi".

DANS LES AUTRES PAYS

Franz Beckenbauer, ancien champion du monde allemand:
"Cela n'aurait pas dû arriver à Zidane. Il a naturellement affaibli son équipe. Nous savons à quel point les Français sont sensibles quand ils ne voient plus leur capitaine. Zidane est réellement un homme très réservé et pacifique. Materazzi doit bien lui avoir dit quelque chose".

Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen et grand amateur de football : "Zidane a disjoncté sûrement sur une provocation", a déclaré le député européen. "Ceux qui disent 'à ce niveau-là il faut maîtriser ses nerfs', ils ont raison, mais en même temps c'est toute la vie d'un jeune homme venant d'en bas, qui a lutté, qui s'est battu toute sa vie", a-t-il noté.
"Malgré toute son éducation, il est resté aussi un gamin des banlieues, c'est pour ça que les banlieues s'identifient à lui. Pour lui la vie est un combat, et il y a des moments où on disjoncte".

Sources :  Le Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Coup de tête

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